
Il s’est ouvert ce lundi 15 décembre 2025 à Manga, un atelier d’élaboration d’une stratégie de gestion des conflits homme-faune dans le complexe PONASI. Cette activité s’inscrit dans le cadre de la convention de collaboration entre le Projet gestion intégrée et durable du paysage de l’aire protégée du complexe Pô-Nazinga-Sissili (PONASI) et la Direction Générale des Eaux et Forêts (DGEF) pour la mise en œuvre du PTBA 2025.

Le présidium de l’atelier avec au milieu le Représentant de la DGEF, à gauche le Coordonnateur du Projet PONASI et à droite, le représentant de la Direction des Eaux et Forêt du Nazinon
Cette stratégie vise à faire du PONASI un modèle de cohabitation homme-faune, garantissant la sécurité des populations, la préservation de la biodiversité et le développement durable.
Durant cinq jours, les participants ont pour mandat de :
• Réaliser un diagnostic approfondi et précis des conflits homme-faune dans le complexe PONASI ;
• Identifier les actions prioritaires pour réduire ces tensions ;
• Élaborer une stratégie globale de prévention et de résolution des conflits.

La photo de famille de cérémonie d’ouverture de l’atelier
Selon le représentant de la DGEF, Monsieur Akim NEBIE : “Au-delà de la production d’un document stratégique, cet atelier vise à permettre une nouvelle gouvernance des ressources naturelles, où la prévention et la gestion des conflits homme-faune améliorent la paix sociale, la sécurité alimentaire et la conservation de la biodiversité.”

Le Représentant de la DGEF, Monsieur Akim NEBIE
Le Coordonnateur du Projet PONASI, Monsieur Diakouba SIRIMA a souligné l’engagement du projet à bâtir des solutions innovantes où la nature et l’homme avancent ensemble.

Le Coordonnateur du Projet PONASI Monsieur Diakouba SIRIMA
Le complexe PONASI, d’une superficie de 354 781 hectares, regroupe le Parc National de Pô (Kaboré Tambi), la Forêt Classée et Ranch de gibier de Nazinga, la Forêt Classée de la Sissili ainsi que 11 Zones Villageoises d’Intérêt Cynégétique (ZOVIC). Cet espace constitue un patrimoine écologique majeur pour le Burkina Faso et la sous-région. La cohabitation entre les communautés riveraines et la faune sauvage génère des conflits récurrents : destruction de cultures, prédation sur le bétail, atteintes à la sécurité des populations. Ces tensions compromettent la gestion durable du complexe et appellent des solutions concertées.










